
Quel prix demander en haute saison et en basse saison pour louer davantage sans brader votre logement ? La méthode la plus fiable consiste à partir du tarif d’une nuitée comparable, puis à l’ajuster selon la demande locale, les vacances, les événements, les équipements et vos coûts. En pratique, le tarif location saisonnière haute saison peut être supérieur de 20 à 60 % au tarif de référence. Le tarif location saisonnière basse saison, lui, doit rester attractif tout en couvrant vos charges.
Cette méthode simple, inspirée des 15 ans d’expérience de Pierre Tellep, vous aide à décider sereinement, y compris si vous souhaitez développer les réservations en direct.
Définition : haute saison, basse saison et intersaison
La haute saison correspond aux périodes où la demande est forte. Il peut s’agir de juillet et août, des vacances scolaires, des fêtes de fin d’année, d’un festival ou d’un grand événement sportif.
La basse saison désigne les périodes où les voyageurs sont moins nombreux. Elle varie selon le territoire. Une station balnéaire peut connaître une basse saison en novembre, tandis qu’une ville culturelle peut rester demandée toute l’année.
Entre les deux, l’intersaison regroupe des semaines souvent intéressantes : mai, juin, septembre ou octobre selon la destination. Les voyageurs y recherchent parfois plus de calme et acceptent de réserver plusieurs nuits.
Il n’existe donc pas de prix universel. Le bon prix location saisonnière haute saison basse saison dépend toujours de votre logement et de votre marché local.
« Le prix doit refléter la demande, mais aussi la qualité de l’accueil et la tranquillité de la gestion. Un tarif cohérent est plus rassurant pour le propriétaire comme pour le voyageur. » — Pierre Tellep, 15 ans d’expérience dans la location saisonnière.
Pourquoi adapter ses prix airbnb selon les saisons ?
Fixer le même tarif toute l’année paraît simple. Pourtant, cette stratégie peut vous faire perdre des revenus en haute saison et des réservations en basse saison.
En France, la fréquentation des hébergements collectifs a atteint 257,8 millions de nuitées durant la saison estivale 2025, soit une progression de 3,7 % par rapport à 2024. Cette moyenne nationale ne permet pas de fixer votre tarif, mais elle confirme l’importance de la saisonnalité.
L’adaptation des prix permet de :
- valoriser les semaines où la demande est forte ;
- attirer des voyageurs en dehors des vacances ;
- réduire les périodes sans réservation ;
- encourager les séjours plus longs ;
- mieux couvrir les charges de ménage, d’entretien et d’énergie ;
- proposer un prix direct compétitif par rapport aux plateformes.
Le contexte général peut également influencer la demande.
En avril 2026, Les Affaires signalait que les coûts du kérosène pouvaient maintenir les billets d’avion à un niveau élevé pendant plusieurs mois. Dans certaines destinations, cela peut favoriser les séjours de proximité, mais l’effet doit être vérifié localement plutôt que supposé.
Comment fixer le prix de sa location saisonnière en 5 étapes
1. Calculez votre prix minimum
Commencez par additionner vos charges annuelles :
- crédit ou coût d’opportunité ;
- taxe foncière et assurance ;
- abonnements internet et énergie ;
- entretien et petites réparations ;
- ménage et linge ;
- frais de publicité ou de plateforme ;
- fiscalité éventuelle.
Divisez ensuite ce montant par le nombre réaliste de nuits louées.
Formule simple :
Prix minimum par nuit = charges annuelles ÷ nombre prévisionnel de nuits louées
Exemple indicatif : si vos charges annuelles atteignent 12 000 € et que vous prévoyez 120 nuits louées, votre base minimale est de 100 € par nuit. Cette base n’est pas encore votre prix final. Elle doit être confrontée au marché.
2. Comparez cinq à dix logements similaires
Recherchez des biens comparables dans votre secteur :
- même nombre de chambres ;
- capacité d’accueil proche ;
- équipements équivalents ;
- distance des lieux touristiques ;
- qualité des photos et des avis ;
- conditions de réservation similaires.
Ne retenez pas uniquement le prix le plus bas. Observez aussi les logements qui semblent bien réservés. Un logement un peu plus cher peut mieux fonctionner grâce à une literie de qualité, un extérieur agréable ou une arrivée plus simple.
3. Définissez votre tarif de référence
Choisissez un prix pour une période normale, hors vacances et hors événement. Ce tarif sert de point de départ.
Par exemple, pour un appartement correctement équipé dans une petite ville touristique, une fourchette de 80 à 120 € peut être envisageable. Il s’agit uniquement d’un repère indicatif. Le prix réel peut être très différent selon la commune, la surface, la capacité et la demande.
4. Appliquez des coefficients saisonniers
Vous pouvez ensuite créer une grille claire :
- haute saison : tarif de référence + 20 à 60 % ;
- intersaison : tarif de référence, ou légèrement inférieur ;
- basse saison : tarif de référence – 10 à 30 % ;
- événement exceptionnel : supplément ponctuel, si la demande est réellement vérifiée.
Ces fourchettes ne sont pas des règles fixes. Elles doivent être testées avec vos propres réservations.
5. Ajustez chaque mois
Consultez votre calendrier une fois par semaine en période forte et une fois par mois en période calme.
Si aucune demande ne se présente à 30 ou 45 jours, vous pouvez :
- réduire légèrement le prix ;
- proposer une remise pour trois nuits ou plus ;
- améliorer le descriptif ;
- ouvrir davantage de dates ;
- communiquer votre offre directe à vos anciens voyageurs.
Si les demandes arrivent très vite, le tarif est peut-être trop bas. Augmentez progressivement, par exemple de 5 à 10 %, plutôt que de modifier fortement le prix d’un coup.
Tableau comparatif des tarifs

| Période | Demande habituelle | Ajustement indicatif | Stratégie recommandée |
|---|---|---|---|
| Haute saison | Forte | +20 à +60 % | Valoriser la rareté et imposer une durée minimale raisonnable |
| Intersaison | Moyenne à forte selon le lieu | -5 à +15 % | Attirer les couples, retraités, télétravailleurs et courts séjours |
| Basse saison | Faible à moyenne | -10 à -30 % | Proposer un prix lisible et favoriser les séjours longs |
| Événement local | Variable | +10 à +40 % | Vérifier les réservations et les prix réellement pratiqués |
| Dernière minute | Variable | -5 à -20 % | Remplir une date vide sans dévaloriser le logement |
Le tarif location saisonnière haute saison doit rester lisible. Évitez de changer le prix tous les jours sans raison. Les voyageurs apprécient une grille compréhensible.
Le tarif location saisonnière basse saison peut inclure une remise pour une semaine complète. Par exemple, vous pouvez proposer six nuits payées pour sept nuits, si cela reste rentable pour vous.
Cas concret d’un propriétaire senior
Prenons le cas de Michel, 67 ans, propriétaire d’une maison de deux chambres située à proximité d’un lac.
Après comparaison avec huit logements similaires, il estime son tarif de référence à 110 € la nuit.
| Période | Tarif choisi par Michel |
|---|---|
| Juillet et août | 145 € |
| Juin et septembre | 120 € |
| Avril, mai et octobre | 105 € |
| Novembre à mars | 85 € |
Michel conserve toutefois une règle importante : le prix ne descend jamais sous son seuil de rentabilité. Il ajoute aussi une réduction de 8 % pour les séjours de sept nuits et une réduction de 12 % pour les réservations directes d’anciens voyageurs.
Après trois mois, il constate que juin et septembre se remplissent rapidement. Il augmente donc ces périodes de 5 €. En revanche, novembre reste calme. Il teste alors une offre de trois nuits minimum avec arrivée flexible.
Cette démarche progressive est plus rassurante qu’un changement brutal. Comme le rappelle Pierre Tellep, « il vaut mieux observer son calendrier et corriger par petites étapes que chercher le tarif parfait dès le premier jour ».
Erreurs à éviter
Copier le prix d’un voisin
Votre logement peut sembler similaire, mais la qualité des équipements, des photos, des avis et de l’accueil change la valeur perçue.
Baisser fortement en basse saison
Un prix trop bas peut inquiéter les voyageurs et ne plus couvrir vos coûts. Commencez par une réduction modérée.
Oublier les événements locaux
Un marché de Noël, un festival, une compétition ou une fête familiale peuvent créer une demande ponctuelle. Vérifiez toutefois la réalité des recherches et des réservations avant d’augmenter.
Ne pas distinguer prix affiché et revenu net
Sur une plateforme, les frais de service peuvent modifier le montant reçu. Airbnb indique que les frais appliqués varient selon la structure de tarification et peuvent atteindre 15,5 % dans certains cas. Calculez toujours ce qui vous reste réellement. citeturn0search2
Négliger les règles locales
Les règles applicables aux meublés de tourisme évoluent. Service-Public indique notamment qu’un enregistrement national doit être généralisé au plus tard le 20 mai 2026. Vérifiez les obligations de votre commune avant de développer la location directe.
Chiffres clés
- 📊 257,8 millions de nuitées ont été enregistrées dans les hébergements collectifs touristiques en France durant la saison estivale 2025. Source : Insee.
- 📈 +3,7 % : progression de la fréquentation estivale 2025 par rapport à 2024. Source : Insee.
- 🏡 261,2 millions de nuitées dans les hébergements marchands en 2025, soit une hausse de 7,5 % sur un an. Source : Atout France.
Synthèse et prochaine étape
Pour définir le prix location saisonnière haute saison basse saison, retenez cinq principes :
- Calculez votre seuil de rentabilité.
- Comparez des logements réellement similaires.
- Fixez un tarif de référence.
- Adaptez-le à la haute saison, à la basse saison et aux événements.
- Observez les réservations avant de corriger progressivement.
Pour aller plus loin, consultez la page pilier Comment fixer le prix de sa location saisonnière : méthode simple 2026.
En résumé
Le prix location saisonnière haute saison basse saison se fixe en trois temps :
- calculez votre minimum rentable,
- comparez votre marché local,
- puis appliquez des tarifs différents selon la demande.
Utilisez des fourchettes indicatives, testez vos prix et ajustez-les progressivement. En haute saison, valorisez les dates rares. En basse saison, privilégiez les séjours longs et les offres directes sans brader votre logement.
FAQ
Comment calculer le prix d’une nuitée Airbnb quand on débute ?
Commencez par calculer vos charges, puis comparez cinq à dix logements similaires. Fixez un tarif de référence et ajustez-le selon la saison, la demande et vos résultats. Le calcul prix nuitée Airbnb débutant doit toujours distinguer le prix affiché des frais réellement déduits.
Quel est le bon tarif en haute saison ?
Il n’existe pas de tarif unique. Une hausse indicative de 20 à 60 % par rapport au tarif de référence peut servir de point de départ, mais elle doit être adaptée à votre destination, votre logement et vos concurrents directs.
Quel tarif appliquer en basse saison ?
Le tarif location saisonnière basse saison peut être inférieur de 10 à 30 % au tarif de référence. Évitez toutefois de descendre sous votre seuil de rentabilité. Une remise pour une semaine complète est souvent préférable à une forte baisse à la nuit.
Faut-il modifier son prix chaque semaine ?
Oui, mais avec modération. Une vérification hebdomadaire suffit en haute saison. En basse saison, analysez votre calendrier une à deux fois par mois et modifiez les prix seulement si les données le justifient.
Comment louer en direct sans perdre de réservations ?
Conservez une page claire, des photos récentes, un calendrier à jour et des conditions écrites. Proposez une remise raisonnable aux anciens voyageurs, tout en respectant les obligations légales, l’assurance et la taxe de séjour.
Les prix sont-ils toujours plus élevés en juillet et août ?
Non. Dans une ville d’affaires, une station de ski ou une destination culturelle, les périodes les plus chères peuvent être différentes. La saison dépend de la demande réelle, pas uniquement du calendrier national.







