
Le visa investisseur Bali dépend de votre projet, de votre durée de séjour et de votre activité réelle. Le Second Home Visa Bali convient surtout à certains profils disposant de ressources importantes. Le KITAS Bali investisseur s’appuie généralement sur une participation ou une fonction dans une société indonésienne. Le KITAP Bali résidence offre un séjour permanent sous conditions précises. Aucun visa ne vous autorise automatiquement à louer un logement sur Airbnb.
En 2026, vous devez distinguer immigration, société, droit immobilier, location saisonnière et fiscalité. Voici les principales règles à vérifier avant toute démarche.
Qu’est-ce qu’un visa investisseur à Bali ?
Un visa investisseur est un titre permettant à un étranger de séjourner en Indonésie selon un motif économique ou patrimonial défini.
Il ne s’agit pas d’un droit général de travailler, d’exploiter un logement ou de créer n’importe quelle activité.
Second Home Visa Bali
Le Second Home Visa Bali est destiné aux étrangers souhaitant résider en Indonésie avec des ressources ou des engagements patrimoniaux répondant aux conditions officielles.
La catégorie officielle est notamment référencée sous le visa E33. Les justificatifs, la durée et les conditions doivent être contrôlés sur le portail de l’immigration indonésienne au moment du dépôt.
KITAS Bali investisseur
Le KITAS Bali investisseur correspond à un permis de séjour temporaire. Il peut concerner un investisseur dans une société étrangère ou indonésienne, notamment une société à capitaux étrangers.
Les autorités distinguent les activités d’investissement des activités professionnelles. Si vous exercez une fonction opérationnelle, un autre permis ou une autorisation peut être nécessaire.
KITAP Bali résidence
Le KITAP Bali résidence est un permis de séjour permanent ou de longue durée, accessible uniquement dans certaines situations prévues par la réglementation.
Un investisseur peut parfois envisager un changement de statut depuis un permis temporaire. Cette possibilité dépend toutefois de son dossier, de son entreprise et des conditions administratives en vigueur.
Un visa autorise un séjour dans un cadre précis. Il ne remplace jamais les autorisations liées à une société, à un emploi ou à une location.
« Les catégories officielles comprennent notamment le visa investisseur E28A, le visa investisseur avec création d’entreprise E28B et la catégorie résidence secondaire (Rumah Kedua) E33. » — Direction générale de l’immigration indonésienne
Pourquoi choisir le bon visa à Bali ?
Le bon visa à Bali est celui qui correspond réellement à votre résidence, votre investissement et vos activités autorisées.
Un choix adapté vous permet notamment de :
- sécuriser votre durée de séjour et vos entrées et sorties du territoire ;
- éviter de renouveler trop souvent un titre inadapté ;
- mieux organiser votre société et vos responsabilités ;
- distinguer votre vie personnelle de votre activité locative ;
- préparer correctement votre résidence fiscale ;
- réduire les risques de dépassement ou d’activité non autorisée.
Selon votre projet, les meilleures zones comme Canggu, Uluwatu, Ubud ou Seminyak peuvent présenter des niveaux de demande différents. La saisonnalité, le taux d’occupation, la concurrence et le rendement Airbnb doivent être étudiés séparément du visa.
Selon Pierre Tellep, fondateur d’Eldorado Immobilier, le visa doit être choisi après avoir clarifié le projet immobilier, jamais avant.
Comment obtenir un visa à Bali ?
Obtenir un visa à Bali consiste à vérifier son éligibilité, préparer les justificatifs et déposer une demande conforme au portail officiel.
1. Définir votre projet de séjour à Bali
Commencez par répondre à trois questions simples :
- Souhaitez-vous vivre à Bali toute l’année ?
- Investissez-vous dans une société ou dans un bien immobilier ?
- Souhaitez-vous gérer une activité locative sur place ?
Si vous ne connaissez pas encore vos réponses, faites un premier échange avec un conseiller spécialisé. Pour un senior, un appel téléphonique peut éviter plusieurs démarches inutiles.
2. Comparer le Second Home Visa et le KITAS
Le Second Home Visa Bali correspond plutôt à une logique de résidence et de ressources. Le KITAS Bali investisseur repose davantage sur un cadre d’investissement ou de séjour temporaire.
Comparez :
- la durée du séjour ;
- les justificatifs financiers ;
- la nécessité d’un garant ou d’un sponsor ;
- les activités autorisées ;
- les conditions de renouvellement ;
- les obligations liées à votre société.
Les règles pouvant évoluer, utilisez le portail officiel eVisa et les services de l’immigration indonésienne. Un accompagnement humain peut ensuite vérifier que les documents correspondent réellement à votre situation.
3. Préparer les justificatifs nécessaires
Les pièces demandées varient selon la catégorie choisie. Elles peuvent comprendre :
- passeport valide ;
- photographie récente ;
- relevés bancaires ;
- justificatifs de ressources ;
- curriculum vitae ;
- documents de société ;
- preuve d’investissement ou de participation ;
- adresse de séjour ;
- documents familiaux, si des proches vous accompagnent.
Les documents étrangers peuvent devoir être traduits ou présentés dans un format particulier. Si vous êtes peu à l’aise avec les démarches numériques, demandez une aide pour scanner, nommer et téléverser chaque pièce.
4. Vérifier les délais officiels
Il n’existe pas un délai universel valable pour tous les investisseurs et toutes les catégories.
Le délai dépend notamment :
- du type de visa ;
- de la complétude du dossier ;
- du sponsor ou de la société ;
- des vérifications administratives ;
- des demandes complémentaires.
Le délai affiché sur le portail officiel au moment de la demande doit donc être privilégié. Ne réservez pas définitivement un vol ou une acquisition avant d’avoir vérifié votre autorisation d’entrée.
« Le visa doit être utilisé dans un délai de 90 jours après son émission pour entrer en Indonésie, une période de validité distincte de la durée effective du séjour accordée sur lieu — qui peut aller de 30 jours à 10 ans selon la catégorie. » — Direction générale de l’immigration indonésienne, portail officiel eVisa
5. Organiser le renouvellement
Un renouvellement n’est jamais automatique. Vous devez vérifier les conditions applicables avant l’expiration du titre.
Préparez à l’avance :
- la date d’expiration ;
- les nouveaux relevés bancaires ;
- les documents de société actualisés ;
- les justificatifs de séjour ;
- les éventuelles obligations de déclaration.
Un tableau papier ou un rappel téléphonique peut suffire. Eldorado peut également vous aider à structurer une liste de contrôle, sans remplacer l’avis d’un professionnel agréé.
6. Examiner le KITAP et le changement de statut
Le KITAP Bali résidence peut être envisagé dans certaines situations après un séjour temporaire conforme.
L’immigration de Ngurah Rai indique que le changement d’un permis temporaire vers un permis permanent peut concerner certains investisseurs, sous réserve des conditions applicables.
Ne partez pas du principe qu’un KITAS donne automatiquement droit au KITAP. Demandez une confirmation écrite à l’immigration ou à un professionnel qualifié.
7. Vérifier votre résidence fiscale
Un visa indonésien ne détermine pas automatiquement votre résidence fiscale française ou indonésienne.
La France examine notamment le foyer, l’activité professionnelle et le centre des intérêts économiques. Les conventions fiscales peuvent également modifier l’analyse.
Si vous quittez la France, contactez votre service des impôts. Service-public.fr rappelle que seuls les services fiscaux peuvent déterminer votre situation selon l’ensemble des critères.
Pour un dossier important, faites vérifier vos obligations par un expert-comptable ou un avocat fiscaliste spécialisé en mobilité internationale.
8. Distinguer séjour, travail et location
Un titre de séjour peut limiter les activités autorisées. Le visa investisseur ne permet pas nécessairement de vendre des services, de diriger une activité opérationnelle ou de gérer une location touristique.
Demandez une vérification séparée pour :
- votre fonction dans une société ;
- la gestion du personnel ;
- la réception des voyageurs ;
- l’encaissement des loyers ;
- la publicité du logement ;
- la conformité locale de l’hébergement.
Combien coûte un visa investisseur à Bali ?
| Solution | Frais administratifs vérifiés | Preuve ou investissement | Durée indicative du séjour |
|---|---|---|---|
| Second Home Visa | Variable selon la catégorie et le barème en vigueur | Ressources ou engagement patrimonial selon le visa | Selon le titre délivré |
| KITAS investisseur E28A | Visa limité : 500 000 IDR ; permis jusqu’à deux ans : 5 000 000 IDR, selon la page officielle consultée | Participation et conditions propres au dossier | 1 ou 2 ans selon l’option |
| Visa investisseur avec création de société E28B | Frais à vérifier sur le portail officiel | Engagement de 2 500 000 USD pour jusqu’à 5 ans, ou 5 000 000 USD pour jusqu’à 10 ans | 5 ou 10 ans selon l’engagement |
| KITAP investisseur | Variable selon la procédure, la durée et le dossier | Société et justificatifs conformes | Permis permanent sous conditions |
Le coût d’un visa investisseur à Bali dépend de la catégorie, de la durée, du dossier et des frais professionnels éventuels.
Les montants en roupies et les conditions doivent être reconfirmés avant tout paiement. Les frais d’agence, de traduction, de création de société et de conseil ne sont pas compris.
500 000 IDR : Frais du visa limité E28A
5 000 000 IDR: Permis de séjour limité E28A jusqu’à deux ans
2 500 000 USD: Engagement d’investissement E28B jusqu’à cinq ans
Visa Bali et location Airbnb : quelles règles ?
Un visa ne remplace pas les autorisations nécessaires pour exercer une activité de location touristique à Bali.
Vous devez distinguer cinq sujets :
- Le droit de séjour, accordé par l’immigration.
- La société, éventuellement constituée sous forme de PT PMA à Bali.
- Le droit immobilier, avec des mécanismes comme le Hak Pakai ou le Leasehold.
- L’autorisation d’activité, selon la nature du logement et des services.
- La fiscalité et les obligations locales, qui doivent être analysées séparément.
L’obtention d’un PT PMA à Bali afin de créer sa société pour louer en Airbnb légalement ne se résume donc pas à obtenir un KITAS. La société doit avoir une activité cohérente, des documents à jour et les autorisations adaptées.
La location saisonnière peut également être soumise à des règles locales différentes selon la commune, le zonage, le type de bâtiment et la destination du bien. En 2026, vérifiez ces règles auprès des autorités locales de Bali avant de publier une annonce.
Selon Pierre Tellep, fondateur d’Eldorado Immobilier, un bon rendement Airbnb commence par la conformité, puis seulement par l’optimisation du taux d’occupation.
Pour comparer Airbnb et location longue durée, calculez le revenu net, les charges, la saisonnalité, les périodes vacantes et le ROI annuel. Le visa ne garantit aucun rendement.
Les erreurs de visa à éviter à Bali

Les erreurs de visa à Bali proviennent souvent d’une confusion entre séjour, investissement et activité professionnelle.
Évitez notamment de :
- choisir un visa touristique pour exercer une activité régulière ;
- croire qu’un KITAS autorise automatiquement Airbnb ;
- acheter un bien sans vérifier le Hak Pakai ou le Leasehold ;
- utiliser un prête-nom sans comprendre les risques ;
- dépasser la durée de séjour autorisée ;
- confondre résidence administrative et résidence fiscale ;
- suivre un ancien montant trouvé sur un forum ;
- signer une acquisition avant validation du montage juridique.
Les contrôles et les pratiques administratives peuvent évoluer. Les récentes informations de presse sur des enquêtes liées aux permis de résidence rappellent l’importance de passer par des canaux officiels et transparents.
Cas concret de Michel, investisseur en Provence
Michel, 68 ans, vit près d’Aix-en-Provence. Il souhaite passer plusieurs mois à Bali et investir dans une villa à Ubud. Au départ, il pense qu’un simple visa investisseur suffira pour louer le logement.
Nous commençons par séparer son projet en quatre parties : séjour personnel, propriété ou droit d’usage, société éventuelle et location touristique. Michel compare ensuite Ubud avec Canggu et Uluwatu. Il étudie le taux d’occupation, les charges, la saison des pluies et le rendement net.
Il fait vérifier son statut fiscal en France. Il demande aussi à un professionnel local de confirmer les autorisations nécessaires pour la villa. Finalement, il choisit son titre de séjour après avoir défini son activité réelle. Cette méthode lui évite de payer un visa qui ne répondrait pas à son besoin.
Ce qu’il faut retenir sur les visas Bali
Cette synthèse distingue les points à vérifier avant toute décision.
- Le Second Home Visa Bali, le KITAS et le KITAP répondent à des situations différentes.
- Aucun visa ne remplace les autorisations nécessaires pour louer légalement.
- Les montants officiels doivent être vérifiés sur le portail indonésien avant paiement.
- La résidence fiscale doit être analysée séparément du droit de séjour.
- Une société, un Hak Pakai ou un Leasehold ne garantit jamais un droit automatique à la location touristique.
Conclusion
La résidence à Bali demande une vision complète, bien au-delà du simple visa.
Vous devez relier votre durée de séjour, votre investissement, votre société, votre bien immobilier et votre fiscalité. Les règles peuvent évoluer. Confirmez donc chaque condition auprès des autorités indonésiennes et d’un professionnel qualifié avant toute démarche.
Pour aller plus loin, consultez notre article pilier Investir à Bali pour l’Airbnb en 2026 : le guide complet de l’investisseur hôte. Vous y trouverez une méthode pour étudier les zones, la saisonnalité, le taux d’occupation et le ROI annuel.
Avant de choisir votre visa, clarifiez votre structure juridique avec notre comparateur gratuit de forme juridique StatutImmo, qui analyse votre montant d’investissement, le nombre de personnes impliquées et vos objectifs pour vous orienter vers le statut le plus adapté à votre projet à Bali.
En résumé :
- Le visa investisseur ne suffit pas pour louer légalement à Bali.
- Comparez Second Home Visa, KITAS et KITAP selon votre projet réel.
- Faites confirmer les règles 2026 par l’immigration et des professionnels qualifiés.
FAQ
Quel visa choisir pour investir à Bali ?
Le choix dépend de votre durée de séjour, de vos ressources, de votre participation dans une société et de votre activité réelle. Le Second Home Visa vise une logique de résidence sous conditions. Le KITAS investisseur correspond à un séjour temporaire lié à un cadre d’investissement. Faites confirmer la catégorie auprès de l’immigration.
Le Second Home Visa Bali permet-il de louer sur Airbnb ?
Non, pas automatiquement. Le visa concerne votre droit de séjour. La location nécessite d’examiner la société, le droit d’usage du bien, les autorisations d’activité et les règles locales. Une annonce Airbnb ne devient pas légale simplement parce que son propriétaire possède un visa de longue durée.
Combien coûte un KITAS Bali investisseur ?
La page officielle E28A indique un visa limité à 500 000 IDR et un permis jusqu’à deux ans à 5 000 000 IDR. Ces montants concernent les frais administratifs affichés pour cette catégorie. Les traductions, conseils, démarches de société et frais d’accompagnement sont distincts.
Peut-on obtenir un KITAP après un KITAS investisseur ?
Un changement de statut peut être prévu pour certains investisseurs, mais il n’est pas automatique. Les conditions dépendent de la catégorie du permis, de la société et des justificatifs. Vérifiez votre éligibilité auprès de l’immigration indonésienne avant de planifier votre résidence permanente.
Un visa indonésien change-t-il ma résidence fiscale française ?
Non. La résidence fiscale dépend de plusieurs critères, dont le foyer, l’activité professionnelle et le centre des intérêts économiques. Votre visa ne suffit pas à établir votre statut fiscal. Demandez une analyse personnalisée à l’administration fiscale ou à un professionnel compétent.
Faut-il créer une PT PMA à Bali pour louer ?
Pas nécessairement dans tous les cas, mais la structure juridique et l’autorisation d’activité doivent être vérifiées. La réponse dépend du bien, du type de location, des services proposés et des règles locales. Ne concluez pas qu’une PT PMA suffit à elle seule.
Peut-on investir à Bali sans y vivre toute l’année ?
Oui, certains investisseurs vivent à Bali seulement quelques mois. Vous devez cependant choisir un titre cohérent avec vos entrées, vos sorties et votre durée de séjour. Une gestion locale fiable devient alors essentielle pour suivre les voyageurs, les travaux, la saisonnalité et les obligations administratives.







