
Vous souhaitez investir en Tanzanie ou à Zanzibar pour créer une location saisonnière, mais vous vous interrogez sur le droit foncier applicable aux étrangers. Le Partial Transfer of Interest, ou transfert partiel d’un intérêt économique, peut parfois organiser une coopération avec un citoyen tanzanien.
Ce montage ne donne toutefois pas automatiquement la propriété du terrain. Il repose sur des contrats, une structure juridique, des autorisations et une vérification complète des droits existants.
Avant toute signature, faites examiner le projet par un avocat local et vérifiez les règles applicables auprès des autorités compétentes.
Partial Transfer of Interest : définition

Le Partial Transfer of Interest désigne le transfert contractuel d’une partie d’un intérêt économique ou juridique dans un projet.
L’expression peut être traduite par transfert partiel d’intérêt. Elle ne correspond pas nécessairement à une catégorie juridique unique, reconnue de la même manière dans toutes les situations.
Dans une joint-venture, ou coentreprise, plusieurs personnes mettent en commun des capitaux, un terrain, un bâtiment, un savoir-faire ou une activité commerciale.
Le transfert partiel peut concerner :
- des parts dans une société ;
- un droit de recevoir une partie des bénéfices ;
- un droit contractuel sur un projet ;
- un droit de décision ;
- un droit économique lié à un bail ou à une activité ;
- une participation dans une société qui exploite le logement.
Il ne faut pas confondre cet intérêt économique avec la propriété du terrain.
En bref: Un Partial Transfer of Interest peut organiser un partage économique, mais il ne remplace pas automatiquement un titre foncier, un droit d’occupation ou une autorisation administrative.
En Tanzanie continentale, la situation foncière des investisseurs étrangers doit être examinée avec attention. Le Right of Occupancy correspond à un droit d’occupation reconnu par le droit foncier local. Le Derivative Right, ou droit dérivé, peut permettre à un investisseur d’accéder à un terrain destiné à un projet d’investissement, selon la procédure applicable.
Consultez également notre guide : Un étranger peut-il posséder un terrain en Tanzanie ? Right of Occupancy et Derivative Right expliqués.
Selon Pierre Tellep, fondateur d’Eldorado Immobilier, « un contrat clair vaut mieux qu’une promesse sympathique, surtout lorsque le projet concerne un terrain et plusieurs années d’exploitation ».
Joint-venture avec un partenaire tanzanien
Le Partial Transfer of Interest peut donner un cadre à une coopération locale, mais il ne supprime pas les contraintes juridiques.
Pour un propriétaire-hôte, le principal intérêt consiste à séparer plusieurs sujets :
- le financement du projet ;
- la détention ou l’accès au bien ;
- l’exploitation touristique ;
- la gestion quotidienne ;
- le partage des recettes ;
- les décisions importantes ;
- la sortie du partenariat.
Une personne vivant en France peut apporter des fonds, une méthode de gestion et une clientèle internationale. Le partenaire tanzanien peut apporter une connaissance du territoire, des relations locales, du temps et une participation au projet.
Cette répartition peut faciliter :
- la recherche d’un bien adapté ;
- les échanges avec les intervenants locaux ;
- le suivi des travaux ;
- la gestion du personnel ;
- la relation avec les autorités ;
- l’exploitation d’une villa à Zanzibar ;
- la création d’une activité de location saisonnière.
Cependant, le partenaire local ne doit pas servir de simple prête-nom. Un prête-nom est une personne inscrite officiellement, alors qu’une autre personne contrôle réellement le projet.
Ce type de montage peut créer des risques importants. Il peut aussi attirer l’attention des autorités si les documents ne correspondent pas à la réalité économique.
À Zanzibar, les règles peuvent différer de celles applicables en Tanzanie continentale. La Zanzibar Investment Promotion Authority, appelée ZIPA, indique que le tourisme représente une part importante des projets approuvés par l’autorité. Son site évoque notamment plus de 62 % des projets approuvés dans certains contenus institutionnels, donnée à vérifier selon sa date de mise à jour.
La ZIPA est organisée sous le cadre de la Zanzibar Investment Act No. 10 of 2023, selon les informations publiées sur son site officiel. Cela ne signifie pas que chaque projet de location saisonnière bénéficie automatiquement d’un régime particulier.
Partial Transfer of Interest : étapes clés

Une joint-venture avec un citoyen tanzanien doit être préparée comme un projet d’entreprise, pas comme un simple arrangement familial.
1. Choisir le partenaire tanzanien
Le choix du partenaire constitue la première décision importante du projet.
Ne choisissez pas uniquement une personne parce qu’elle est sympathique ou recommandée par une connaissance. Vérifiez son expérience, sa réputation, sa disponibilité et son intérêt réel.
Posez notamment ces questions :
- A-t-il déjà géré une entreprise ?
- Connaît-il la zone ciblée ?
- Comprend-il la location saisonnière ?
- Peut-il suivre les travaux ?
- Accepte-t-il une comptabilité transparente ?
- A-t-il des dettes ou des litiges connus ?
- Souhaite-t-il réellement participer au projet ?
Alternative simple : demandez à un avocat local ou à un professionnel implanté sur place de réaliser les premières vérifications.
2. Vérifier l’identité et les droits sur le bien
Vous devez vérifier l’identité du partenaire et la réalité de ses droits.
Demandez des documents officiels et faites-les contrôler par les autorités ou un professionnel compétent. Vérifiez notamment :
- l’identité complète ;
- l’adresse ;
- le numéro d’identification applicable ;
- le titre ou document foncier ;
- les limites du terrain ;
- les éventuelles hypothèques ;
- les litiges ;
- les restrictions d’usage ;
- les autorisations de construction ;
- les droits d’autres occupants.
Un document local ou une promesse de vente ne prouve pas toujours que la personne peut transférer le droit concerné.
La question du droit foncier en Tanzanie pour un étranger est technique. Sur le continent, le Tanzania Investment Centre, désormais associé à l’administration de l’investissement selon les évolutions institutionnelles, intervient dans certaines procédures liées aux projets d’investissement. Les intitulés et compétences doivent être confirmés au moment du projet.
Alternative simple : utilisez une checklist papier et demandez à un avocat local de confirmer chaque document avant de verser de l’argent.
3. Définir les apports de chacun
Un apport est ce que chaque partenaire fournit au projet.
Les apports peuvent comprendre :
| Partenaire | Apports possibles | Preuve à prévoir |
|---|---|---|
| Investisseur étranger | Fonds, mobilier, marketing, méthode de gestion | Relevés, factures, inventaire |
| Partenaire tanzanien | Terrain, droit d’exploitation, temps, réseau local | Documents fonciers et contrats |
| Société commune | Travaux, personnel, outils, compte bancaire | Statuts, factures, relevés |
| Gestionnaire | Commercialisation, accueil, suivi voyageurs | Contrat de gestion |
Évitez les formulations vagues comme « il apporte le terrain » ou « je finance le projet ».
Précisez plutôt :
- la valeur retenue ;
- la date de l’apport ;
- la preuve disponible ;
- les conditions de transfert ;
- les obligations futures ;
- les conséquences si l’apport n’est pas confirmé.
Alternative simple : rédigez un tableau d’apports signé par les deux parties, puis faites-le relire par un professionnel.
4. Rédiger un accord de joint-venture
Le pacte d’associés est un contrat qui organise les relations entre les associés d’une société.
L’accord de joint-venture peut organiser une coopération sans prendre exactement la forme d’une société commune. Le choix dépend du projet et du droit applicable.
Le document doit traiter au minimum :
- l’objet du projet ;
- la durée ;
- les apports ;
- la répartition des revenus ;
- les charges ;
- les pouvoirs de chacun ;
- la gestion du compte bancaire ;
- les règles de signature ;
- les travaux autorisés ;
- les décisions importantes ;
- l’assurance ;
- la fiscalité ;
- la responsabilité ;
- la confidentialité ;
- la sortie ;
- le décès ou l’incapacité d’un partenaire ;
- le règlement des conflits.
Le term sheet, ou fiche de conditions principales, peut servir de document préparatoire. Il résume les points essentiels avant la rédaction du contrat définitif. Il ne remplace pas nécessairement ce contrat.
Alternative simple : préparez d’abord une page résumant les accords, puis transmettez-la à un avocat local pour rédaction.
5. Vérifier la validité du transfert
Le transfert partiel d’un intérêt doit être étudié selon la nature exacte du droit concerné.
Il peut s’agir d’un transfert de parts sociales, d’un intérêt économique ou d’un droit contractuel. Il peut aussi être impossible sans l’accord d’une autorité, d’un bailleur, d’une société ou d’un titulaire foncier.
Ne supposez jamais qu’un contrat privé suffit pour transférer un droit sur un terrain.
En Tanzanie continentale, la législation foncière prévoit que l’accès des non-citoyens au terrain est lié à l’investissement et aux mécanismes prévus par le droit applicable. Les documents officiels relatifs au Land Act mentionnent notamment les droits dérivés pour les investissements étrangers.
Alternative simple : demandez une note écrite de l’avocat indiquant exactement ce qui est transféré, à qui, pour combien de temps et avec quelle autorisation.
6. Obtenir les autorisations pour Airbnb
L’exploitation d’un logement touristique peut nécessiter plusieurs autorisations.
Selon le territoire et le projet, vérifiez notamment :
- l’autorisation d’investissement ;
- l’autorisation de construire ;
- l’usage du terrain ;
- l’enregistrement de l’entreprise ;
- les autorisations touristiques ;
- les obligations fiscales ;
- la résidence ou le permis de travail ;
- les règles de sécurité ;
- les règles environnementales ;
- les autorisations locales de location saisonnière.
Sur le continent, le portail officiel des procédures d’investissement indique une procédure liée à l’obtention d’un Derivative Right pour les investisseurs étrangers. La procédure exacte doit être confirmée avant tout engagement.
À Zanzibar, consultez la ZIPA et les autorités locales compétentes. Ne transposez pas automatiquement une règle de Tanzanie continentale à Unguja ou Pemba.
Alternative simple : faites établir une liste écrite des autorisations par un avocat ou un consultant local indépendant.
7. Organiser la gestion et la sortie
La gestion doit être prévue avant l’ouverture du logement.
Définissez :
- qui crée l’annonce ;
- qui fixe les prix ;
- qui reçoit les réservations ;
- qui encaisse les paiements ;
- qui paie les fournisseurs ;
- qui contrôle les dépenses ;
- qui répond aux voyageurs ;
- qui valide les remboursements ;
- qui conserve les justificatifs.
Si vous utilisez un PMS, ou logiciel de gestion locative, précisez qui possède le compte et les données.
Prévoyez aussi une sortie :
- vente du bien ou de l’activité ;
- rachat de la participation ;
- départ volontaire ;
- décès ;
- incapacité ;
- violation du contrat ;
- désaccord durable ;
- fermeture administrative ;
- changement de réglementation.
La gouvernance désigne les règles qui organisent les décisions et les pouvoirs. Elle doit préciser les décisions nécessitant l’accord des deux partenaires.
Alternative simple : utilisez une comptabilité mensuelle papier ou un tableur partagé, avec deux validations pour les dépenses importantes.
Coûts et rentabilité d’un projet Airbnb
Un projet de location saisonnière doit distinguer le chiffre d’affaires, les charges et le bénéfice réellement distribuable.
Les coûts dépendent du terrain, de la construction, de la structure, des autorisations, de la gestion et de la fiscalité. Aucun montant officiel unique ne peut être donné sans connaître le projet.
Exemple de postes à prévoir
| Poste | Montant illustratif | Nature |
|---|---|---|
| Étude juridique et vérification documentaire | 2 000 € | Hypothèse illustrative |
| Création ou adaptation de la structure | 1 500 € | Hypothèse illustrative |
| Travaux et mobilier | 80 000 € | Hypothèse illustrative |
| Marketing et photographie | 1 500 € | Hypothèse illustrative |
| Réserve de trésorerie | 10 000 € | Hypothèse illustrative |
| Autorisations et taxes | À confirmer | Aucun montant inventé |
Ces montants ne sont pas des tarifs officiels. Ils servent uniquement à montrer comment présenter un budget.
Exemple financier illustratif
Supposons une villa destinée à la location saisonnière.
- Tarif moyen par nuit, ou ADR : 120 €.
- Taux d’occupation hypothétique : 55 %.
- Nombre de nuits disponibles : 365.
- Chiffre d’affaires théorique : 120 € × 365 × 55 % = 24 090 €.
- Charges d’exploitation hypothétiques : 9 000 €.
- Bénéfice d’exploitation avant impôts : 15 090 €.
Le RevPAR, ou revenu par logement disponible, correspond ici au chiffre d’affaires divisé par le nombre total de nuits disponibles.
Dans cet exemple :
- RevPAR : 24 090 € ÷ 365 = environ 66 € par nuit disponible.
- Bénéfice d’exploitation : 15 090 €.
- Part contractuelle de l’investisseur à 60 % : 9 054 €.
- Part contractuelle du partenaire à 40 % : 6 036 €.
| Indicateur | Hypothèse | Résultat |
|---|---|---|
| ADR | 120 € | Revenu moyen par nuit louée |
| Taux d’occupation | 55 % | 201 nuits environ |
| Chiffre d’affaires | 120 € × 201 nuits | 24 090 € |
| Charges | Hypothèse | 9 000 € |
| Bénéfice d’exploitation | 24 090 € – 9 000 € | 15 090 € |
| Rendement sur 100 000 € investis | 15 090 € ÷ 100 000 € | 15,09 % |
Ce rendement est une hypothèse mathématique. Il ne constitue pas une prévision, une garantie ou une performance attendue.
Il faut encore tenir compte :
- des impôts ;
- des commissions des plateformes ;
- des frais bancaires ;
- du change ;
- des périodes sans réservation ;
- des travaux imprévus ;
- des remboursements ;
- des pertes ;
- de la répartition contractuelle ;
- du coût du financement.
Selon Pierre Tellep, fondateur d’Eldorado Immobilier, « le chiffre d’affaires fait plaisir, mais seul le bénéfice après les charges permet de savoir si le projet fonctionne ».
Avantages et risques en Tanzanie
| Avantages possibles | Risques possibles |
|---|---|
| Accès à une connaissance locale | Partenaire mal choisi |
| Meilleure compréhension du marché | Conflit sur les décisions |
| Répartition des tâches | Comptabilité insuffisante |
| Partage du financement | Difficulté à récupérer les fonds |
| Gestion quotidienne sur place | Confusion entre terrain et intérêt économique |
| Meilleure relation avec certains interlocuteurs | Autorisations incomplètes |
| Possibilité de limiter certains engagements | Transfert non reconnu par une autorité |
| Organisation d’une sortie contractuelle | Litige long et coûteux |
Le Partial Transfer of Interest peut faciliter une coopération, mais il augmente aussi l’importance des contrats et des contrôles.
Le principal avantage est la clarification des rôles. Le principal risque est de croire qu’un contrat privé règle automatiquement la question foncière.
Erreurs à éviter avec un partenaire local
Une erreur de préparation peut coûter plus cher qu’une consultation juridique initiale.
Utiliser un prête-nom
Le partenaire doit avoir un rôle réel et documenté. Le prête-nom crée un décalage entre les documents et la réalité économique.
Vérifier uniquement la parole du partenaire
Une relation personnelle ne remplace pas une vérification d’identité, de propriété et de dettes éventuelles.
Se contenter d’un accord verbal
Un accord verbal laisse les points essentiels dans le flou. Il devient difficile de prouver les apports et les engagements.
Transférer un intérêt sans document précis
La formule « je possède une partie du projet » ne suffit pas. Le contrat doit décrire l’intérêt transféré, sa durée, son prix et ses limites.
Confondre propriété du terrain et intérêt économique
Recevoir une part des bénéfices ne signifie pas nécessairement posséder le terrain ou le bâtiment.
Oublier la clause de sortie
Sans mécanisme de sortie, un désaccord peut bloquer les réservations, les travaux ou les paiements.
Utiliser un compte bancaire personnel
Un compte personnel peut mélanger les dépenses privées et professionnelles. Préférez un compte dédié, sous réserve des règles locales.
Sous-estimer les autorisations
Une annonce Airbnb ne remplace pas les autorisations touristiques, fiscales, foncières ou administratives.
Cas concret d’investissement à Zanzibar
Marcel, retraité du Béarn, voulait investir dans une petite villa destinée à la location saisonnière. Il pensait qu’un accord de confiance avec un contact local suffirait. Après discussion, il a compris que trois sujets étaient distincts : le droit sur le terrain, la société qui exploite la villa et la répartition des bénéfices.
Il a donc demandé une vérification des documents, un budget écrit et une clause de sortie. Son partenaire local devait suivre les travaux et les prestataires. Marcel devait financer une partie du mobilier et superviser la commercialisation.
Cette prudence lui a rappelé une expérience vécue dans les Pyrénées : un propriétaire avait payé des travaux sans conserver les factures. Le chantier avait avancé, mais personne ne savait précisément qui avait payé quoi.
À Antibes, j’ai aussi vu un propriétaire perdre du temps parce que deux associés pensaient avoir chacun le dernier mot. En Provence, un simple tableau des dépenses aurait évité plusieurs semaines de tension.
Chiffres clés de l’investissement en Tanzanie
📊 Environ 880 kilomètres de littoral selon les informations institutionnelles publiées par la ZIPA — longueur du littoral de Zanzibar.
📊 Le Zanzibar Investment Act No. 10 of 2023 mentionné par l’autorité — cadre légal de la ZIPA.
📊 15,09% dans un scénario hypothétique de 100 000 € investis — exemple de rendement, non garanti et à titre illustratif uniquement.
Sources : Zanzibar Investment Promotion Authority (ZIPA). Le troisième chiffre est un exemple de calcul, non une donnée officielle.
Les chiffres financiers présentés dans cet article sont des hypothèses. Ils ne constituent pas une prévision de rentabilité.
À retenir avant d’investir en Tanzanie
- Le Partial Transfer of Interest organise un intérêt économique ou contractuel, mais ne remplace pas automatiquement un droit foncier.
- Une joint-venture avec un citoyen tanzanien doit reposer sur un contrat écrit et détaillé.
- Les règles peuvent différer entre la Tanzanie continentale et Zanzibar.
- Le terrain, la société, les autorisations et l’activité Airbnb doivent être vérifiés séparément.
- Un avocat local, la TIC ou l’autorité compétente, la ZIPA et le registre foncier doivent être consultés avant toute signature.
Prudence juridique pour investir en Tanzanie
La structure juridique, la propriété foncière, les autorisations, la fiscalité, le contrôle des changes, la résidence, l’activité touristique et les règles de location saisonnière peuvent différer entre la Tanzanie continentale et Zanzibar.
Ces règles peuvent évoluer en 2026. Vérifiez toujours les informations auprès d’un avocat local, du Tanzania Investment Centre ou de l’autorité qui lui succède, de la Zanzibar Investment Promotion Authority, du registre foncier et des administrations compétentes.
Conclusion : investir en Tanzanie avec prudence
Le Partial Transfer of Interest en Tanzanie peut offrir un cadre pour travailler avec un citoyen tanzanien et développer une activité de location saisonnière. Mais ce montage ne doit jamais servir à contourner les règles foncières applicables aux étrangers.
Avant d’investir, séparez clairement le terrain, le bâtiment, la société, l’exploitation Airbnb, les revenus et la sortie. Vérifiez chaque document. Faites rédiger les contrats par un professionnel local.
Si votre objectif est d’investir en Tanzanie ou à Zanzibar pour l’Airbnb, commencez par notre guide complet 2026 sur l’investissement en Tanzanie et à Zanzibar pour l’Airbnb.
Pour comparer vos hypothèses de revenus, de charges et de rentabilité, utilisez également l’outil gratuit d’Eldorado Immobilier consacré à la rentabilité locative saisonnière.
✅ En résumé
- Le Partial Transfer of Interest peut organiser un partenariat économique avec un citoyen tanzanien, mais il ne remplace pas automatiquement un droit foncier.
- Vérifiez séparément le terrain, la société, les autorisations, la fiscalité et l’exploitation Airbnb.
- Faites relire chaque document par un avocat local avant tout paiement ou signature.
FAQ
Un étranger peut-il utiliser un Partial Transfer of Interest en Tanzanie ?
Un étranger peut parfois structurer un intérêt économique dans un projet avec un partenaire tanzanien, mais la validité dépend du contrat, de la société, du terrain et des autorisations. Le montage ne donne pas automatiquement un droit de propriété foncière. Un avocat local doit vérifier la structure avant toute signature.
Le partenaire tanzanien devient-il automatiquement propriétaire du projet ?
Non. Tout dépend de l’accord conclu et des documents enregistrés. Le partenaire peut détenir des parts sociales, recevoir une part des bénéfices ou apporter un droit contractuel. Ces situations ne sont pas identiques.
Le contrat doit distinguer le terrain, le bâtiment, l’activité et les revenus.
Le montage est-il identique à Zanzibar et en Tanzanie continentale ?
Non. Zanzibar possède ses propres institutions et textes dans plusieurs domaines. La Tanzanie continentale applique son propre cadre foncier et administratif.
Les autorisations, les titres et les procédures peuvent donc différer. Vérifiez le projet auprès de la ZIPA, du Tanzania Investment Centre ou de l’autorité compétente.
Peut-on exploiter une villa sur Airbnb avec un partenaire local ?
La présence d’un partenaire local ne suffit pas à autoriser l’activité. Vous devez vérifier les règles touristiques, fiscales, foncières, commerciales et locales.
Il faut aussi organiser la gestion des paiements, des voyageurs, des taxes, de la sécurité et du personnel.
Que signifie Derivative Right ?
Le Derivative Right est un droit dérivé permettant, dans certaines situations d’investissement, d’accéder à l’usage ou à l’occupation d’un terrain selon le cadre applicable.
Il ne doit pas être confondu avec une propriété foncière classique. La procédure et les conditions doivent être confirmées auprès de l’autorité compétente.
Comment éviter un conflit avec le partenaire tanzanien ?
Rédigez un contrat détaillé avant tout paiement. Précisez les apports, les pouvoirs, les comptes, les dépenses, les bénéfices et la sortie.
Prévoyez aussi une procédure de médiation ou de règlement des conflits. Faites traduire et relire les documents par des professionnels indépendants.







