juin 25, 2026

Démarches Location Saisonnière

Pour déclarer légalement votre location saisonnière en 2026, vous devez suivre 8 démarches clés : copropriété, déclaration en mairie, changement d’usage éventuel, SIRET, choix du régime fiscal, bail, déclaration des revenus et taxes. Chaque étape a ses délais, ses risques… et ses astuces pour payer moins d’impôts.



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Ce que vous allez apprendre
  • Les 8 démarches obligatoires pour louer en courte durée en France sans risque
  • Comment éviter les amendes tout en restant ultra rentable
  • Quand et comment obtenir votre SIRET et choisir entre micro-BIC et réel
  • Comment sécuriser votre activité avec un bail saisonnier béton
  • Comment organiser vos déclarations fiscales et taxes sans vous tromper

Quelles sont les 8 démarches pour louer légalement ?


DémarcheQui ?Quand ?Coût indicatifRisque si oubli
CopropriétéPropriétaire en immeubleAvant toute mise en location0 €Interdiction judiciaire, arrêt activité
Déclaration mairie (Cerfa)Résid. principale/secondaire selon communeAvant 1er locataire0 €Amende, blocage annonce, retrait plateformes
Changement d’usageRésidence secondaire zone tendueAvant 1ère nuit0–200 000 € (compensation)Amende jusqu’à 50 000 €, retour à usage logement classique
SIRET INPILMNP / LMPSous 15 jours après début activité0 €Amende, redressement fiscal
Régime fiscalTous loueursAvant 1er février N+10 €Surimposition, impossibilité de déduire charges
Bail saisonnierTous loueursÀ chaque réservation0 € (modèle perso)Litiges, impayés, évaluations négatives
Déclaration revenusTous loueursCampagne fiscale annuelleVariableMajoration 10–80%, contrôle
Taxes (taxe séjour, CFE)Tous loueursToute l’annéeVariablePénalités, rappels sur plusieurs années

La location saisonnière légale repose sur 8 démarches cohérentes, pas seulement sur la déclaration en mairie. Ces démarches forment un parcours complet et indissociable : copropriété, mairie, changement d’usage, SIRET, régime fiscal, bail, déclaration des revenus et taxes. Ignorer une seule étape expose à des amendes, blocages d’annonce ou redressements fiscaux.

Par conséquent, vous ne pouvez pas vous contenter de faire uniquement la déclaration en mairie ou seulement la déclaration d’impôts sans risquer d’ennuis administratifs ou financiers.

Cette vision globale vous permet ensuite d’optimiser la fiscalité et la rentabilité plutôt que de subir seulement la réglementation.


Pourquoi ces 8 étapes sont-elles indissociables ?

Vous pensiez qu’un simple formulaire en mairie suffisait ? C’est une erreur que commettent encore la majorité des nouveaux hôtes.

Chaque étape s’enchaîne logiquement dans un ordre précis:

  1. La copropriété conditionne la faisabilité avant même de chercher un financement.
  2. La mairie conditionne la légalité de votre annonce sur Airbnb et Booking.
  3. L’INPI conditionne votre déclaration fiscale.
  4. Le régime fiscal choisi détermine comment vous déclarez vos revenus et combien vous payez d’impôts.

Un seul maillon manquant, et vous vous retrouvez exposé sur plusieurs fronts simultanément : redressement fiscal, amende administrative et suspension d’annonce.

Traiter ces étapes dans le bon ordre évite aussi les allers-retours coûteux. Un propriétaire qui démarre la déclaration mairie sans avoir vérifié sa copropriété peut se retrouver contraint d’arrêter son activité après avoir déjà investi dans l’aménagement du logement.

Délais, coûts et risques par démarche ?

Par où commencer concrètement ?

La méthode la plus efficace sur le terrain : lancer la copropriété et la mairie en parallèle dès la décision d’investir. Ces deux vérifications ne coûtent rien et peuvent vous éviter des semaines de démarches inutiles si l’une d’elles bloque votre projet.

Dès que ces deux portes sont ouvertes, enchaînez avec l’immatriculation INPI (3 à 5 jours), puis fixez votre régime fiscal avant de mettre votre première annonce en ligne.

Comment vérifier la copropriété avant de louer ?

La copropriété et la loi Le Meur 2025 déterminent si votre immeuble tolère la location saisonnière et à quelles conditions. La loi n°2024-1039 du 19 novembre 2024 a profondément reconfiguré l’équilibre des forces dans les immeubles : les copropriétaires peuvent désormais voter une interdiction de meublé de tourisme à la majorité des deux tiers. Cette vérification est votre premier filtre de faisabilité, bien avant la mairie.

Quels documents analyser en priorité ?

Trois documents sont à éplucher avant toute décision :

  • Le règlement de copropriété : cherchez les clauses sur l’usage des lots, notamment la formule « habitation bourgeoise exclusive », cette mention peut être interprétée comme une interdiction implicite de tout usage commercial, y compris la location saisonnière
  • Les PV d’assemblée générale des 3 à 5 dernières années : repérez les mentions « Airbnb », « meublé de tourisme », « nuisances », ou tout vote de restriction passé
  • L’état descriptif de division : vérifiez la destination officielle de votre lot

Cette lecture prend moins de 30 minutes. Elle peut vous éviter plusieurs années de contentieux.

Que change la loi Le Meur 2026 pour vous ?

La loi Le Meur, validée par le Conseil constitutionnel en mars 2026, a simplifié la procédure d’interdiction dans les copropriétés. Voici ce qui change concrètement :

Avant la loi Le Meur : interdire les locations saisonnières dans un immeuble exigeait l’unanimité de tous les copropriétaires, un seul réfractaire pouvait bloquer toute décision pendant des années.

Depuis 2026 : une majorité des deux tiers suffit, sous trois conditions cumulatives :

  • Les lots concernés ne constituent pas la résidence principale de l’occupant
  • Ils sont affectés à un usage d’habitation
  • Le règlement contient une clause d’habitation bourgeoise ou d’interdiction d’activités commerciales

Cela signifie que, même dans une ville favorable à Airbnb, votre immeuble peut légalement vous interdire de louer votre résidence secondaire. En revanche, si vous louez votre résidence principale (dans la limite de 120 jours/an), cette interdiction ne peut pas s’appliquer.

Autre nouveauté : vous avez l’obligation d’informer le syndic de votre activité, avec inscription d’un point à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale.

Quels risques si vous ignorez cette étape ?

Un propriétaire qui démarre son activité Airbnb sans vérifier la copropriété s’expose à :

  • Des actions en justice par le syndicat ou d’autres copropriétaires
  • Des dommages-intérêts si des nuisances sont prouvées
  • Un arrêt forcé de l’activité avec obligation de remise en usage d’habitation classique

Un règlement mal lu peut anéantir votre projet en quelques semaines. Ce contrôle ne prend que 30 minutes et vous évite des années de litiges.

🏢

Checklist copropriété

5 vérifications à faire avant de lancer votre location saisonnière

  • 1
    Lire intégralement le règlement de copropriété et repérer toute clause liée à l’usage des lots
  • 2
    Analyser les PV d’assemblée générale des 3 à 5 dernières années
  • 3
    Vérifier la présence de toute clause visant les meublés de tourisme, notamment la mention “habitation bourgeoise exclusive”
  • 4
    Informer officiellement le syndic de votre projet de location saisonnière
  • 5
    Ajuster votre stratégie si le risque de restriction apparaît trop élevé
Un règlement mal lu peut bloquer votre activité dès le départ. Cette vérification prend peu de temps, mais peut vous éviter un contentieux long et coûteux.

Aline, investisseuse à Lyon et lectrice d’Eldorado Immobilier, confie : « J’avais trouvé un studio idéal, rendement estimé à 9%, emplacement parfait. J’ai lancé la déclaration en mairie sans lire le règlement de copropriété. Trois semaines plus tard, le syndic m’envoyait une mise en demeure : l’AG venait de voter l’interdiction des meublés de tourisme à la majorité des deux tiers. J’ai dû arrêter l’activité avant même le premier voyageur. Aujourd’hui je lis le règlement avant de signer le compromis, jamais après. »

Comment gérer la déclaration en mairie ?

Déclaration Airbnb en Mairie

La déclaration en mairie via le Cerfa n°14004 permet à la commune d’enregistrer votre meublé de tourisme et de vous attribuer un numéro d’enregistrement de 13 chiffres, obligatoire sur toutes vos annonces Airbnb, Booking et Abritel. C’est une étape centrale, mais son guide détaillé (formulaire, délais, amendes, procédure par ville) est traité dans un article dédié.

Dans quels cas la déclaration est-elle obligatoire ?

La déclaration est obligatoire pour tous les loueurs, quelle que soit la commune, dès lors que celle-ci a délibéré en ce sens :

  • Résidence principale : déclaration obligatoire dans la quasi-totalité des grandes communes, avec un plafond de 120 jours de location par an selon l’article L.324-1-1 du Code du tourisme
  • Résidence secondaire : déclaration obligatoire + souvent un changement d’usage (voir section suivante)
  • Petites communes rurales : la démarche peut être plus souple, mais vérifiez auprès de votre mairie; l’obligation existe dans de nombreux cas

En cas d’absence de numéro d’enregistrement sur votre annonce, l’amende peut aller de 5 000 à 10 000 €.

Où trouver le guide complet étape par étape ?

Depuis 2020, Airbnb, Booking et Abritel transmettent chaque année en janvier le montant total des revenus versés à chaque hôte français à la DGFIP.

En 2021, Airbnb a été condamné à une amende de 8 millions d’euros par la ville de Paris pour avoir diffusé plus de 1 000 annonces sans numéro d’enregistrement valide. La dissimulation de l’activité est quasi impossible.

La déclaration en mairie est une brique parmi 8. Ce guide pour déclarer votre Airbnb en mairie étape par étape vous donne la vision globale, le tutoriel détaillé (formulaire, délais, numéro, amendes par ville).

Faut-il un changement d’usage pour louer ?

Le changement d’usage est une autorisation municipale obligatoire lorsque vous transformez une résidence secondaire en meublé de tourisme dans une commune en zone tendue. Sans cette autorisation, vous risquez une amende pouvant atteindre 50 000 € et l’obligation de remettre le logement en usage d’habitation classique.

Quelles villes exigent cette autorisation ?

Sont concernées toutes les communes classées en zone tendue ou soumises à la TLV (Taxe sur les Logements Vacants) :

  • Paris : changement d’usage + compensation foncière pouvant atteindre 200 000 € dans certains arrondissements
  • Nice : compensation obligatoire + conditions strictes pour les résidences secondaires
  • Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Lille : changement d’usage requis avec des quotas variables selon les villes

La bonne nouvelle : pour une résidence principale, ce changement d’usage est rarement nécessaire, la déclaration Cerfa suffit dans la plupart des cas.

Comment constituer un dossier solide ?

Le dossier de demande de changement d’usage se dépose en mairie (service urbanisme) et comprend :

  • Le formulaire municipal spécifique (différent du Cerfa 14004)
  • Les plans du logement, photos, descriptif détaillé
  • Le titre de propriété
  • Éventuellement : un justificatif de compensation (local transformé en habitation de surface équivalente)

Le délai de réponse est de 2 à 4 mois. À lancer bien en amont de la première mise en location, idéalement en parallèle de la recherche de financement, pas après.

Quels risques si vous sautez cette étape ?

La loi Le Meur de novembre 2024 a renforcé les sanctions :

  • Amende civile jusqu’à 100 000 € par logement
  • Astreinte de 1 000 €/jour/m² en cas de non-régularisation
  • Obligation de remettre le bien en location classique aux conditions initiales

Le changement d’usage est le verrou invisible qui peut transformer une excellente affaire en projet impossible. Vérifiez-le avant de signer votre compromis.



Comment obtenir un SIRET pour votre location ?

Le numéro SIRET identifie votre activité de location meublée auprès des administrations fiscale et sociale. Il s’obtient gratuitement via le guichet unique INPI dès la première nuit louée, que vous soyez LMNP ou LMP. Cette formalité prend 3 à 5 jours ouvrés et conditionne toute votre déclaration fiscale.

Comment s’immatriculer sur le guichet unique ?

La procédure est 100% en ligne sur formalites.entreprises.gouv.fr.

Voici les étapes :

  1. Se connecter et créer votre espace professionnel
  2. Déclarer le début d’activité (location meublée de courte durée)
  3. Choisir le code APE/NAF : 55.20Z (hébergement touristique et autre hébergement de courte durée)
  4. Renseigner l’adresse du logement, la date de première mise en location, et votre qualification LMNP ou LMP
  5. Joindre pièce d’identité et justificatif de domicile
  6. Recevoir votre SIRET sous 3 à 5 jours

Le bon choix de qualification à ce stade conditionne directement vos cotisations sociales futures. Une erreur ici peut entraîner des rattrapages coûteux lors d’un contrôle.

LMNP ou LMP : quelle différence pratique ?

Le statut dépend de deux critères cumulatifs :

Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) :

  • Revenus locatifs meublés < 23 000 €/an
  • OU ces revenus sont inférieurs aux autres revenus du foyer fiscal
  • Régime simplifié, pas de cotisations sociales URSSAF sur les bénéfices

Loueur en Meublé Professionnel (LMP) :

  • Revenus > 23 000 €/an ET supérieurs aux autres revenus du foyer
  • Cotisations URSSAF obligatoires sur les bénéfices
  • En contrepartie : déficit imputable sur le revenu global (pas seulement sur les revenus locatifs) et avantages patrimoniaux renforcés (exonération de plus-value après 5 ans d’activité)

Pour aller plus loin comment jouir du Statut LMP 2026 : 2 Conditions, Seuil 23 000 € et Avantages

Quels risques si vous ne l’avez pas fait ?

L’amende pour défaut d’immatriculation est de 4 500 €, à laquelle s’ajoute un redressement fiscal sur les années non déclarées. Depuis 2020, les plateformes transmettent vos revenus à l’administration fiscale. L’absence de SIRET dans votre dossier fiscal devient rapidement un signal d’alerte lors d’un contrôle.

Le SIRET est la carte d’identité de votre activité. Gratuit, rapide, mais non négociable dès la première nuit louée.


Comment choisir entre micro-BIC et régime réel ?

Le choix entre micro-BIC et régime réel détermine comment vos revenus de location saisonnière sont imposés : abattement forfaitaire automatique sans détail de charges, ou déduction précise de vos dépenses et amortissements. Ce choix fiscal engage au minimum 2 ans pour le réel et influence directement votre rentabilité nette.

Micro-BIC : pour qui et dans quels cas ?

Depuis la loi Le Meur du 19 novembre 2024, le régime micro-BIC a été profondément revu :

Concrètement, pour 10 000 € de recettes en meublé non classé, la base imposable passe de 5 000 € à 7 000 €. La fiscalité s’est durcie, ce qui fait mécaniquement grimper le seuil de rentabilité du micro-BIC.

Le micro-BIC reste optimal si :

  • Vos charges représentent moins de 30% de vos loyers
  • Vous n’avez pas d’emprunt immobilier en cours
  • Vous êtes en première année d’activité et souhaitez la simplicité
  • Votre bien est classé en étoiles (abattement 50% encore intéressant)

Régime réel : quand ça devient rentable ?

Le régime réel permet de déduire toutes vos charges réelles :

  • Intérêts d’emprunt : 100% déductibles
  • Travaux : 100% déductibles
  • Charges de copropriété : 100% déductibles
  • Taxe foncière : 100% déductible
  • Frais de conciergerie, ménage, assurances : 100% déductibles
  • Amortissement du bâti : 2–3%/an, soit 3 000 à 4 500 €/an pour un bien à 150 000 €
  • Amortissement du mobilier : 10–20%/an

Le résultat imposable est souvent proche de zéro pendant plusieurs années, même avec des loyers importants. C’est le principal levier d’optimisation fiscale en location meublée.

Pour cela, vous devrez respecter l’engagement de l’option à lever avant le 1er février de l’année d’imposition, valable 2 ans minimum. Prévoir 500 à 1 500 €/an d’honoraires comptable + adhésion OGA recommandée (200 à 400 €/an) pour éviter la majoration de 15% sur les bénéfices.

Comment arbitrer en 3 questions ?

Avant de choisir, répondez à ces trois questions :

  1. Avez-vous un emprunt en cours ? → Si oui : le régime réel est presque toujours plus avantageux
  2. Vos charges dépassent-elles 30% de vos loyers ? → Si oui : le réel couvre mieux vos frais réels que l’abattement forfaitaire réduit
  3. Prévoyez-vous des travaux dans les 3 ans ? → Si oui : le réel permet 100% de déduction, contre 0% au micro-BIC

Testez en 2 minutes si le micro-BIC ou le réel est plus rentable pour votre situation : Accéder au simulateur de rentabilité

Guillaume, propriétaire d’un studio à Bordeaux et membre de l’Accélérateur à Réservations d’Eldorado Immobilier, partage : « En 2024, j’étais au micro-BIC avec 18 000 € de loyers. Je pensais faire simple. Mon comptable m’a montré le calcul au régime réel : avec l’emprunt, les charges et l’amortissement, mon résultat fiscal tombait à 1 200 € imposables au lieu de 12 600 €. J’économisais plus de 3 000 € d’impôts par an. La facture du comptable ? 800 €. Le calcul est vite fait. »


Comment rédiger un bail saisonnier solide ?



Démarches Location Saisonnière

Chaque séjour doit être couvert par un bail saisonnier écrit, même pour 2 nuits, même si la plateforme génère un contrat automatique. Ce document protège vos revenus, sécurise votre logement et clarifie les règles en cas de litige, d’impayé ou d’évaluation négative.

Quelles clauses sont indispensables en 2026 ?

Un bail saisonnier solide doit mentionner a minima :

  • Identité complète du propriétaire et du locataire (nom, prénom, adresse)
  • Dates précises d’entrée et de sortie, nombre maximum d’occupants autorisés
  • Montant du loyer, du dépôt de garantie et conditions de restitution
  • Politique d’annulation précise (alignée sur la plateforme ou plus stricte)
  • Règlement intérieur : bruit après 22h, animaux, interdiction de fumer, usage des équipements
  • Inventaire du mobilier signé contradictoirement à l’entrée
  • Mention de la taxe de séjour collectée par le propriétaire et reversée à la commune
  • Description du logement : surface, nombre de pièces, équipements

Le bail Airbnb suffit-il vraiment ?

Le contrat généré automatiquement par Airbnb ou Booking est juridiquement valable, mais il reste minimaliste. Il ne couvre pas les spécificités de votre logement, vos équipements particuliers, vos règles intérieures, ni votre politique d’annulation personnalisée.

Pour les séjours supérieurs à 5 jours ou les locations en direct (sans plateforme), un bail complémentaire personnel est fortement recommandé voire indispensable. En location directe, l’absence de bail écrit vous expose à des litiges sans recours réel.

Retrouvez notre check-list complète pour une annonce Airbnb parfaite

Comment archiver vos contrats sans risque ?

Les bons réflexes à adopter dès le premier séjour :

  • Archiver tous les contrats signés et les échanges de messages avec les voyageurs (utile en cas de litige sur des dégradations)
  • Réaliser un état des lieux d’entrée et de sortie avec photos horodatées, en l’absence d’état des lieux, vous perdez systématiquement devant un tribunal
  • Conserver les relevés de paiement plateforme par plateforme pour la déclaration fiscale

📌
À retenir : Un bail bien rédigé prend 10 minutes à préparer, mais peut vous éviter des semaines de litige. L’état des lieux photos est votre seule vraie preuve en cas de dégradation.

Comment déclarer vos revenus locatifs aux impôts ?


Vos loyers Airbnb et Booking sont des revenus BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) imposables, à déclarer chaque année même si la plateforme transmet déjà vos chiffres à l’administration. La procédure dépend de votre régime fiscal choisi à l’étape précédente, et des majorations de 10% à 80% s’appliquent en cas de retard ou d’omission.

Quelles cases remplir selon votre régime ?

La déclaration diffère selon votre situation :

En micro-BIC (LMNP) :

  • Reporter les loyers bruts annuels sur le formulaire 2042-C-PRO
  • Cases 5NH / 5OH / 5PH pour les locations classiques ou meublés non classés
  • Cases 5NG / 5OG / 5PG pour les meublés classés en étoiles
  • L’administration applique automatiquement l’abattement (30% ou 50%)

En régime réel :

  • Produire une liasse fiscale 2031 complète (avec bilan, compte de résultat, tableaux d’amortissements)
  • Reporter le résultat net sur la déclaration 2042-C-PRO
  • Nécessite quasi obligatoirement l’aide d’un expert-comptable

En LMP :

  • Déclaration BIC professionnelle + déclaration des cotisations sociales URSSAF (SSI — Sécurité Sociale des Indépendants)
  • Avantage : le déficit est imputable sur le revenu global sans limitation

Consultez un expert-comptable spécialisé location meublée avant de choisir votre régime, car les implications fiscales peuvent varier significativement selon votre situation personnelle.

Airbnb transmet-il vos données aux impôts ?

Oui, sans exception. Depuis le 1er janvier 2020, les plateformes de location (Airbnb, Booking, Abritel, Le Bon Coin…) transmettent chaque année en janvier à la DGFIP le montant total des revenus versés à chaque hôte français pendant l’année précédente.

Ce que cela signifie concrètement :

  • Votre déclaration doit être cohérente avec les montants transmis par les plateformes
  • Les plateformes transmettent les revenus bruts, à vous de déclarer les charges déductibles si vous êtes au réel
  • Toute sous-déclaration est immédiatement détectable par recoupement automatique

Source officielle : impots.gouv.fr — guide BIC location meublée

Comment éviter un redressement fiscal ?

Des hôtes ont reçu des majorations de 10% à 80% pour retard ou sous-déclaration. Les bons réflexes pour s’en prémunir :

  • Ouvrir un compte bancaire dédié à l’activité de location : séparer les flux locatifs de vos finances personnelles facilite considérablement la déclaration
  • Conserver tous les relevés Airbnb et Booking (téléchargeables depuis votre tableau de bord)
  • Déclarer même les petits montants: la plateforme les transmet de toute façon
  • Adhérer à un OGA (Organisme de Gestion Agréé) si vous êtes au réel : cela évite la majoration automatique de 15% sur vos bénéfices

Airbnb transmet vos chiffres aux impôts. Ne tentez pas la dissimulation, déclarez, et optimisez plutôt via le bon régime fiscal!


Quelles taxes devez-vous prévoir et payer ?


En plus de l’impôt sur le revenu, vos locations saisonnières génèrent deux taxes récurrentes : la taxe de séjour (payée par le voyageur et reversée à la commune) et la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises, due annuellement). Bien les anticiper évite des rappels surprises pouvant couvrir plusieurs années.

Taxe de séjour : qui collecte, qui reverse ?

La taxe de séjour est due par chaque voyageur, par nuit et par personne. Son montant varie selon la commune et le classement du logement :

Cas n°1 — Convention signée avec la plateforme : Airbnb et Booking collectent automatiquement la taxe auprès du voyageur et la reversent directement à la commune. Vous n’avez rien à faire. C’est le cas dans la grande majorité des grandes villes françaises.

Cas n°2 — Pas de convention : vous collectez vous-même la taxe auprès du voyageur lors du paiement, et vous la reversez à la mairie selon la périodicité fixée par la commune (trimestrielle ou annuelle).

À vérifier impérativement : si votre commune a signé une convention avec chaque plateforme que vous utilisez, la situation peut différer selon les outils (Airbnb ≠ Booking ≠ Abritel).

CFE : êtes-vous vraiment concerné ?

La Cotisation Foncière des Entreprises est due dès qu’il y a activité régulière de location meublée, indépendamment du montant des revenus.

Exonérations possibles :

  • Première année d’activité (exonération automatique, pas besoin de la demander)
  • Location de la résidence principale en totalité
  • Revenus très faibles (certaines communes appliquent un seuil d’exonération)
  • Certaines petites communes rurales

Pour connaître votre situation précise, contactez votre SIE (Service des Impôts des Entreprises) dès l’obtention de votre SIRET. Ne pas attendre un avis de CFE imprévu deux ans après le démarrage.

Comment éviter les rappels sur plusieurs années ?

Des hôtes découvrent régulièrement plusieurs années de CFE en retard avec pénalités, faute d’avoir vérifié leur situation à l’immatriculation.

Les bons réflexes à adopter seront donc:

  • Dès l’obtention du SIRET, contactez votre SIE par écrit pour confirmer si la CFE s’applique à votre situation et à quel montant
  • Provisionnez mensuellement (50 à 300 € selon les communes) pour ne pas être surpris en fin d’exercice
  • Conservez tous les avis de CFE dans votre dossier annuel de gestion locative

Découvrez d’ailleurs plus d’informations sur les Impôts Airbnb : que payer et comment optimiser.


📌

À retenir en 5 points

Le résumé stratégique à garder en tête avant de lancer votre location saisonnière

  • 1
    Une location saisonnière légale repose sur 8 démarches cohérentes, pas seulement sur la déclaration en mairie.
  • 2
    La copropriété et le changement d’usage peuvent bloquer votre projet si vous les ignorez.
  • 3
    Le SIRET et le choix micro-BIC / réel sont les clés d’une fiscalité optimisée et durable.
  • 4
    Un bail saisonnier clair, des déclarations fiscales rigoureuses et la gestion des taxes vous protègent des litiges et des redressements.
  • 5
    Un simulateur de rentabilité vous aide à arbitrer entre les différents régimes fiscaux et scénarios de location.


J’espère que vous appréciez la lecture de cet article.

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FAQ :

Comment déclarer une location saisonnière en mairie ?

Vous devez utiliser le formulaire Cerfa 14004 ou le téléservice de votre commune pour déclarer votre meublé de tourisme, puis afficher le numéro d’enregistrement sur vos annonces si la ville l’exige.

Faut-il un SIRET pour une location Airbnb ?

Vous devez obtenir un numéro SIRET via le guichet unique INPI dès que vous louez un logement en meublé, même s’il s’agit d’une simple activité de location saisonnière occasionnelle.

Quelle différence entre location meublée classique et saisonnière ?

La location saisonnière vise des séjours courts pour des voyageurs de passage, avec plus de rotations et des obligations spécifiques (déclaration, taxe de séjour), alors que la location meublée classique s’inscrit dans la durée.

Comment savoir si ma commune limite les locations Airbnb ?

Vous devez consulter le site de la mairie, les délibérations du conseil municipal et, si besoin, les documents d’urbanisme pour identifier plafonds de nuitées, obligation d’enregistrement ou changement d’usage.

Comment déclarer les revenus de location saisonnière aux impôts ?

Vous devez déclarer vos loyers en BIC via le formulaire 2042-C-PRO, au micro-BIC ou au réel, même si Airbnb transmet déjà vos chiffres à l’administration fiscale.

Vous êtes libres de poser toutes les questions que vous avez en tête à propos des démarches administratives et fiscales pour votre location saisonnière.

Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous, nous vous répondrons rapidement et personnellement.

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Pierre est ingénieur agronome spécialisé dans l'aménagement du territoire (INA ENSA A), et urbaniste. Investisseur immobilier dans la location meublée courte et longue durée, il est passionné pour aider les propriétaires au quotidien. Il est l'auteur du Best Seller "Airbnb Master : les 200 secrets des nouveaux millionnaires de la location courte durée" et collabore avec de nombreux médias (Capital de M6, Le Monde, Le Parisien, Le Petit Futé...) Surtout, Pierre est à votre disposition pour échanger sur vos difficultés, laissez un commentaire !

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  1. bonjour Pierre ,
    quels sont les démarches pour déclarer une location saisonnière gérer par une sci à l’IS bien évidement.
    on trouve beaucoup de renseignements sur la fiscalité mais par sur les déclarations préalable.
    je présume que le poi n’est pas à faire puisque c’est pour les personnes physiques ?
    merci pour votre aide

    1. Bonjour Anthony,
      Il n’y en effet pas de POi dans la mesure où il ne s’agit pas d’une personne physique
      il reste dans la case déclaration en mairie et office de tourisme
      A très vite

  2. Bonjour
    Merci pour ce contenu.
    Je suis d’accord pour vous laisser mon adresse email (que j’ai indiqué) en échange des guides offerts. Néanmoins, je ne les ai pas reçu 😉
    Pouvez-vous s’il vous plait me les envoyer?
    Merci

    1. Bonjour Fabien,
      Merci pour votre message et pour votre intérêt
      Le système me renvoie que votre mail est blacklisté !
      Pouvez vous essayer avec un autre mail?
      Bien à vous

  3. Mme LECORRETOULON

    Je viens de lire le commentaire de VacancesLuberonfr
    du 26 mars et effectivement je paie la CFE et la taxe d’habitation
    le studio n’est pas classé auprés de l’office du tourisme car le comptable m’a mis au réel , il me dit que c’est + avantageux pour ma petite structure
    attendons la fin du confinement pour recevoir de nouvelles locations

    1. Bonjour,

      Merci pour votre commentaire et votre partage d’expérience.
      Vous ne devez pas payer les deux. l’administration fiscale essaie, à tord de vous réclamer les deux impositions

      Votre comptable est un peu surprenant.
      Il est tout à fait possible d’être au réel ET classé en meublé de tourisme
      C’est avantageux pour la taxe de séjour

      Portez vous bien et à très vite

  4. Bonjour Pierre,

    Nous confirmons ce passage qui est en caractère gras dans l’article :
    « ….Le classement en meublé de tourisme une étoile est un excellent compromis fiscal… »

    Concernant la CFE (cotisation foncière des entreprises) à verser annuellement auprès du SIE (Service des Impôts des Entreprises), il fût un temps où l’on ne payait que la taxe locale d’habitation ou la CFE. Il semble que désormais, il faille payer les deux…
    Nous avions cru qu’il y avait une exonération pour les meublés de tourisme qui seraient classés en étoile (une seule suffit ! ;-).
    Le texte législatif en vigueur n’a pas été encore été trouvé par votre serviteur pour le confirmer.

    Bonnes réservations (après la fin du confinement, bien entendu),

  5. Et la déclaration en mairie de l’utilisation d’une piscine privé à usage collectif est obligatoire via un formulaire type de l’ARS tellement contraignant qu’aucune petite structure ne le respecte voir ne se déclare.

    1. Bonjour pierre.
      Rapidement, je sais que votre temps est précieux.. mais on à tellement confiance en vous!!
      J ai acheté 3 appartements dans le même immeuble en oct 2019.
      Depuis nous avons effectué bcp de travaux .
      J ai opté pour le statut Lmnp au frais réel.
      Mon 1er apartement est loué au 1er juillet 2020 : meublé à l’année.
      Votre courrier du matin il y a quelques jours tombé à pic!!
      Mais il me reste des doutes.
      Donc declaration POi :
      1 ) 3 appartements = 3 POi ?
      2 ) début d’activité : vous conseillez date d’achat si il y a une période de travaux donc
      Oct 2019 : pour déduire mes factures ?
      Mon comptable me dit 1er juillet et qu il peut prendre en compte les factures 2 ans en arrière ?? Et pas besoin la première année d adhérer à un CGA, on sera sans doute déficitaire .
      3 ) la date de début d’activité a un impact pour la taxe CFE? Est il vrai que l’on en est exonéré la première année ?
      Dans l’attente de vous lire,
      Bien à vous.

      Ou 1 et juillet?

      1. Bonjour Karine,

        Comment ne pas vous répondre en lisant votre message 🙂 Merci 🙂

        pour vos questions
        1) oui, à chaque nouveau bien
        2) début d’activité = début de mise en location
        mais cela n’a pas de conséquence sur l’aspect comptable
        3) pour la CFE, les éxonérations ne sont que pour des zones particulières, ZUP, ZRR etc…
        A très vite

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