La rénovation énergétique et le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) sont devenus des sujets brûlants en France, surtout en octobre 2023.

Un rapport parlementaire récent appelle à un changement de paradigme dans la manière dont la France aborde ces questions.

De plus, une directive de l’Union Européenne publiée en septembre 2023 fixe un objectif ambitieux de réduction de la consommation d’énergie finale d’au moins 11,7% d’ici 2030.

Dans ce contexte, le DPE, avec ses lettres de classement allant de A à G, est devenu un critère clé pour les acheteurs, vendeurs et locataires de biens immobiliers.

Mais que se passe-t-il si votre bien immobilier est une “passoire thermique”, classée en bas de l’échelle du DPE?

Non seulement cela peut affecter la valeur de votre propriété, mais cela peut également entraîner des coûts énergétiques exorbitants et un impact environnemental négatif.

Dans cet article, nous allons explorer le monde du DPE et des “passoires thermiques”.

Nous examinerons les implications légales, les options de rénovation et les incitations fiscales disponibles.

De plus, nous vous fournirons des conseils pratiques pour transformer votre “passoire thermique” en une demeure éco-énergétique.

Ne laissez pas votre bien devenir un gouffre énergétique; prenez des mesures maintenant pour un avenir plus vert et plus économique.

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est un outil essentiel pour évaluer l’efficacité énergétique de votre logement et identifier les passoires thermiques qui gaspillent de l’énergie. Ces passoires sont non seulement coûteuses pour le propriétaire, mais elles contribuent également aux émissions de CO2. Un DPE bien réalisé fournit un plan d’action détaillé pour améliorer la performance énergétique, réduire les coûts et minimiser l’impact environnemental. Investir dans un DPE est donc une démarche écologique et économique

Les aspects cruciaux des passoires thermiques et de l’importance d’un DPE rigoureux en France

Thème / AspectPassoire ThermiqueDPE
DéfinitionLes passoires thermiques sont des logements avec une mauvaise isolation, souvent classés F ou G dans le DPE. Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est un outil réglementaire en France qui évalue la performance énergétique d’un bâtiment.
ImpactLes propriétaires de passoires thermiques font face à une dévaluation de leur bien, des restrictions à la location, et des coûts de rénovation élevés.Un DPE rigoureux permet aux futurs acquéreurs ou locataires de prendre des décisions éclairées concernant les coûts énergétiques futurs et les besoins en rénovation.
Critères de ClassificationClassée E, F, ou G dans le DPE, et si sa consommation dépasse ou égale 450 kWh/m²/an pour le chauffage et l’éclairage.Le DPE utilise une méthode de calcul en trois étapes : collecte des données par un diagnostiqueur certifié, analyse et modélisation via des logiciels spécialisés, et évaluation finale qui génère un score et une classe énergétique.
StatistiquesEnviron 7 millions de logements en France sont des passoires thermiques, représentant 15% du parc immobilier. Les émissions de ces logements représentent environ 25% des émissions totales du secteur résidentiel.La réforme du DPE en juillet 2021 a rendu le diagnostic plus précis et fiable, ce qui pourrait augmenter le nombre de logements identifiés comme passoires thermiques.
Solutions et Mesures GouvernementalesMis en place des mesures pour encourager la rénovation énergétique
Les propriétaires peuvent bénéficier de subventions et de crédits d’impôt pour améliorer l’efficacité énergétique de leurs logements.
Le DPE a été révisé pour être plus précis et fiable, permettant ainsi une meilleure prise de décision pour les acheteurs et les locataires. Les propriétés classées en dessous de E seront graduellement retirées du marché locatif.

Qu’est ce que la passoire thermique ?

DPE
Mise en œuvre des recommandations du DPE : changement est frappant

Semblables à l’outil de cuisine du même nom, les passoires thermiques sont des résidences affligées par une mauvaise isolation.

Souvent désignés sous le terme de passoires énergétiques, ces bâtiments souffrent de ponts thermiques, qui sont les points vulnérables de leur architecture.

Des éléments mal isolés comme les fenêtres et les portes, une isolation insuffisante au niveau du plafond supérieur, ou encore des échappements d’air entre les tuiles contribuent à la perte de chaleur interne.

Ces facteurs de déperdition énergétique entraînent une consommation accrue pour maintenir une température ambiante confortable, rendant ces logements particulièrement gourmands en énergie.

Un architecte renommé, nous donne son point de vue :

“Les passoires thermiques sont un véritable fléau. Elles représentent un gaspillage d’énergie monumental et contribuent significativement aux émissions de CO2.”- François T., Architecte

Quels critères de DPE définissent une passoire thermique en France ?

Dans l’Hexagone, un système de classement évalue la consommation énergétique globale ainsi que les émissions de gaz à effet de serre des propriétés mises en vente ou en location.

Ce système est appelé Diagnostic de Performance Énergétique, plus couramment désigné par son acronyme DPE.

Ce document est un élément obligatoire du dossier de diagnostic technique (DDT) qui doit être remis à l’occupant, qu’il soit acheteur ou locataire.

Les propriétés sont classées sur une échelle allant de A à G, où A représente la classe la plus efficiente en énergie et G la plus consommatrice.

Les propriétés ayant une étiquette énergétique inférieure ou égale à E seront graduellement retirées du marché locatif.

Conformément aux directives de la loi Climat et Résilience et d’un décret publié le 11 janvier 2021 dans le Journal Officiel, une propriété est considérée comme énergétiquement inacceptable si sa consommation dépasse ou égale 450 kWh/m²/an pour le chauffage et l’éclairage.

Comment déterminer si votre résidence est une passoire énergétique ?

Pour évaluer si votre domicile est une passoire énergétique, il est recommandé de solliciter un audit énergétique effectué par un bureau d’études spécialisé.

Cet examen approfondi de la construction et des systèmes de chauffage permet d’identifier les ponts thermiques responsables des fuites de chaleur dans votre domicile, tout en suggérant des mesures pour améliorer l’efficacité énergétique.

D’après la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), la réforme du DPE en juillet 2021 pourrait faire passer le nombre de passoires énergétiques en France à près de huit millions.

Auparavant, on estimait que ce nombre se situait entre cinq et sept millions, en grande partie à cause de toits mal isolés ou de fenêtres équipées de simple vitrage.

Pour mieux comprendre l’importance d’un audit énergétique, voici un témoignage d’un ingénieur en énergie, qui nous partage son expertise sur la manière dont un tel audit peut être un outil décisif :

“Un audit énergétique est le meilleur moyen de savoir où vous en êtes. Il vous donne un plan d’action pour améliorer la performance énergétique de votre logement.”- Ahdel R., Ingénieur en Énergie

La problématique des passoires thermiques

DPE
Classe A : l’objectif ultime en matière d’efficacité énergétique

Les “passoires thermiques” sont des logements qui présentent une très mauvaise performance énergétique, généralement classés F ou G dans le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).

Ces logements sont non seulement inefficaces en termes de conservation de l’énergie, mais ils sont également responsables d’émissions de gaz à effet de serre considérables.

Le terme “passoire thermique” est devenu synonyme de logements qui nécessitent une grande quantité d’énergie pour le chauffage, la climatisation et d’autres fonctions, entraînant des coûts énergétiques élevés et un impact environnemental négatif.

Impact sur les propriétaires et les locataires

Pour les Propriétaires : Posséder une “passoire thermique” peut entraîner divers problèmes. Premièrement, la valeur marchande du bien peut être significativement réduite.

Deuxièmement, des réglementations récentes interdisent la mise en location de ces logements, ce qui peut poser des problèmes pour les propriétaires qui comptent sur les revenus locatifs.

Enfin, les coûts de rénovation pour améliorer la performance énergétique peuvent être considérables.

Pour les Locataires : Habiter dans une “passoire thermique” peut avoir des conséquences graves sur la qualité de vie.

Outre les coûts énergétiques élevés, ces logements peuvent présenter des problèmes de confort thermique, notamment en hiver, et peuvent même avoir des répercussions sur la santé des occupants en raison de conditions comme l’humidité ou les courants d’air.

Statistiques Récentes

Selon les données les plus récentes, environ 7 millions de logements en France sont considérés comme des “passoires thermiques”.

Cela représente près de 15% du parc immobilier total du pays.

De plus, les émissions de gaz à effet de serre provenant de ces logements représentent environ 25% des émissions totales du secteur résidentiel.

En termes financiers, le coût moyen supplémentaire pour les locataires vivant dans ces conditions est estimé à environ 1 000 euros par an en factures d’énergie.

Ces statistiques mettent en évidence l’urgence de la situation et la nécessité d’actions concrètes pour résoudre le problème des “passoires thermiques” en France.

Le gouvernement a mis en place diverses mesures et incitations pour accélérer le rythme des rénovations, mais il reste encore beaucoup à faire pour aborder cette problématique de manière efficace et durable.

Quelles sont les implications futures pour la location de passoires thermiques ?

La loi Climat et Résilience met en place un plan d’action en plusieurs phases :

  • Depuis le 24 août 2022, les loyers des logements classés F et G en termes de DPE sont gelés. Aucune augmentation de loyer n’est autorisée, que ce soit pour les baux existants ou les nouveaux contrats. Le montant du loyer précédent doit être indiqué dans le nouveau contrat de bail pour confirmer le respect de cette mesure.
  • À compter du 1er janvier 2023, les propriétés ayant une consommation énergétique supérieure à 450 kWh par m² sont retirées du marché locatif.
  • En 2025, cette interdiction de location s’étendra à tous les logements classés G.
  • Les logements classés F seront concernés en 2028, et ceux classés E en 2034.

Ces réglementations, bien que restrictives pour les propriétaires et les bailleurs, visent à les encourager à entreprendre des rénovations pour améliorer l’efficacité énergétique de leurs biens, afin de les maintenir sur le marché locatif, selon le gouvernement.

Vente de passoires thermiques : Quelles sont les obligations légales ?

La loi Climat, adoptée en 2021, impose aux propriétaires souhaitant vendre leur propriété de procéder à un audit énergétique avant de la mettre en vente.

Initialement prévue pour entrer en vigueur en janvier puis en septembre 2022, cette obligation a été repoussée au 1er avril 2023, selon un décret publié le 9 août 2022.

Cette mesure concerne spécifiquement les biens immobiliers classés F ou G, qui doivent également inclure la mention “Logement à forte consommation énergétique” dans leurs annonces.

Les propriétés classées E seront soumises à cette exigence à partir de 2025, et celles classées D en 2034.

Travaux à entreprendre pour améliorer la performance énergétique des logements peu performants

DPE
Un pas de géant vers une maison plus écologique.

Pour les propriétés ayant un classement énergétique défavorable, des rénovations énergétiques substantielles sont souvent nécessaires pour améliorer leur classement sur le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).

Cette situation peut représenter un défi logistique et financier pour les propriétaires, qui pourraient choisir de vendre le bien plutôt que de s’engager dans des travaux coûteux.

Si une rénovation est envisagée, la première étape consiste à effectuer un audit énergétique pour identifier les zones de déperdition thermique, souvent à l’aide d’une caméra thermique.

L’isolation peut être renforcée en utilisant de la laine de roche pour le toit et les combles inutilisés, ainsi que pour les murs, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs.

Améliorer l’isolation des planchers et installer des vitrages à haute performance contribueront également à retenir la chaleur pendant l’hiver et à maintenir une température intérieure confortable pendant l’été.

Le remplacement des systèmes de chauffage obsolètes par des radiateurs modernes et efficaces est également recommandé.

“Je ne pensais pas qu’une rénovation pourrait avoir un impact aussi significatif. Non seulement je fais des économies, mais le confort de mon logement s’est grandement amélioré.”- Amélie. N, propriétaire

Soutiens financiers pour la rénovation de logements à faible performance énergétique :

La législation en vigueur, notamment la loi Climat et Résilience, encourage les résidents à améliorer l’isolation des propriétés ayant des classements énergétiques défavorables.

Plusieurs mécanismes de soutien financier sont disponibles pour faciliter ces travaux.

Parmi eux, le programme MaPrimeRénov’ offre des subventions pouvant atteindre jusqu’à 20 000 euros pour des projets tels que le remplacement de pompes à chaleur ou de chaudières au fioul.

Un bonus spécifique, appelé “sortie de passoire“, est également disponible pour les propriétaires de logements classés F ou G.

Ce bonus varie en fonction des ressources du ménage :

  • 1 500 euros pour les ménages à faible revenu (profils Bleu et Jaune),
  • 1 000 euros pour les ménages à revenu intermédiaire (profil Violet),
  • et un chèque de 500 euros pour les ménages à revenu élevé (profil Rose).

Conclusion

Le Diagnostic de Performance Énergétique est un outil essentiel pour évaluer et améliorer l’efficacité énergétique des logements en France.

Sa réforme récente et les réglementations en cours visent à éliminer les passoires thermiques du marché immobilier.

Toutefois, malgré les avancées législatives et les incitations financières, des défis considérables restent à relever pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’amélioration du bien-être des occupants.

Les propriétaires de ces logements seront donc confrontés à un choix : investir dans des travaux de rénovation pour améliorer la performance énergétique de leur bien ou retirer leur logement du marché locatif.

Le succès de ces initiatives dépendra en grande partie de la capacité des différents acteurs – gouvernement, propriétaires, locataires et organismes spécialisés – à collaborer efficacement pour mettre en œuvre des solutions durables.

Sources

  1. Agence de la transition écologique (ADEME)
  2. Service-Public.fr
  3. LegiFrance
  4. Le Monde
  5. Les Echos
  6. UFC-Que Choisir
  7. Capital.fr
  8. Conseil National de l’Ordre des Géomètres-Experts
  9. Institut National de la Consommation (INC)
  10. Ministère de la Transition écologique
    • Lien : Ministère – DPE
    • Contenu : Informations gouvernementales sur le DPE, y compris les changements récents dans la réglementation.

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